Baladez-vous dans cette belle cité médiévale, vous découvrirez les petites ruelles sinueuses appelées des tertres. Vous longerez les remparts ou plutôt ce qu’il en reste.   Saint-Emilion est construit sur un plateau calcaire dont les pierres on été extraites de son sol.                                                                                                                                             Il est dit que ce village cache en son sol un véritable gruyère - effectivement  il doit y avoir environ 200km de galeries souterraines qui servent de cave pour certaines.  Elles ont été aussi de bonnes cachettes et réserves pour les maquisards de la région.

 

Inscrivez-vous  au prés de l‘Office de Tourisme pour découvrir les souterrains de la cité et ainsi  visiter l’église monolithe – la grotte de l’Ermitage – la chapelle de la Trinité et les catacombes.

 


 

Église monolithe - chapelle de la Trinité et les catacombes

 

     L’église monolithe est sans doute l’édifice phare de Saint-Emilion.                                                                                                                                Il s’agit ici de la plus vaste église souterraine  d’Europe et du site pittoresque le plus emblématique de la cité.                                    Cet édifice religieux souterrain a été creusé dans un seul bloc de pierre fin XIe début XIIe par les bénédictins dans des proportions impressionnantes (38m de long pour 12 m de haut).                                                                                        Au cœur de la cité, l’église monolithe rappelle l’activité religieuse de la ville au Moyen-âge et intrigue par sa conception hors du commun. De la place centrale vous ne verrez que trois ouvertures en façade avec un magnifique portail gothique.

 

 

 A l’époque carolingienne, les catacombes s’étendaient sur une vaste surface que l’extraction de la pierre aux XVIIe et XVIIIe siècles a considérablement réduit.   Jouxtant l’église, les catacombes ont été creusées avant l’an 1000 Bien qu’elles soient aujourd’hui aménagées, elles ont conservé leur caractère mystérieux et sinistre. Elles possèdent des éléments remarquables tels que des galeries ornées de décorations murales ainsi qu’une pierre tombale sur laquelle est gravée une épitaphe qui fait preuve de la présence des reliques de Saint-Emilion.

 

 

Située à quelques mètres de l’église monolithe vous découvrirez  la chapelle de la Trinité, construite au XIIIe et classée monument historique. L’intérieur de cette chapelle est décoré de fresques et peintures médiévales particulièrement bien conservées. Remaniée à différentes époques, elle constitue un bel exemple de l’évolution des techniques de construction au début de l’art gothique.

 

 

Le clocher de l’église monolithe (68m d’haut), construit entre le XIIe et le XVe siècle, renforcé à sa base un siècle plus tard, est le point culminant de Saint-Emilion. Gravir ses 196 marches est certes une épreuve, mais aussi le plaisir d’admirer un panorama incroyable sur la cité et sa Juridiction Son aspect à la fois massif et élancé reflète les différentes périodes de construction où l’on passât du roman au gothique, d’un clocher sobre à un symbole du pouvoir religieux !

 

 

 


 

 

 

L’église collégiale et le cloître.

 

 

 

L’église collégiale de Saint-Emilion est une des plus belles et des plus grandes de Gironde.                                                                          En arrivant à Saint-Emilion, nous sommes surpris de cette imposante église située en haut du village.

 

Commencée au XIIe siècle, elle fut considérablement agrandie au début du XIVe siècle.  Cette église majoritairement de style gothique intègre quelques éléments romans tels que la nef à trois travées qui date du 12ème siècle. Il est intéressant de voir ses peintures murales d’époques différentes, ainsi que l’orgue remarquable qu’elle abrite.

La communauté religieuse installée dans ces murs entre le XIIe et le XVIIIe siècle, était un collège de chanoines suivant la règle de Saint Augustin et incarnant l’institution religieuse officielle. L’ampleur du site est donc à l’image de l’importance de cette communauté et de sa volonté de marquer sa prépondérance.

 

La première pierre de l’édifice est posée en 1110 à la demande de l’archevêque Arnaud Géraud de Cabanac.                                   Le transept et le chœur de la collégiale ont été transformés entre les XIIIe et XVe siècle, laissant alors le style gothique faire son entrée dans l’église.

 

 La collégiale n’est pas juste un lieu de culte mais un véritable lieu de vie pour la communauté. Du cloître, les chanoines avaient accès aux autres bâtiments.   Le cloître est donc un centre géographique et spirituel pour le monastère.

 

 Remarquez sur les murs Sud et Est, les tombes richement ornées datant des XIIIe et XIVe siècle. Des notables comme des religieux y étaient enterrés. Les chanoines de Saint-Emilion, si puissant sur le plan religieux, avait aussi un rôle à jouer sur le plan politique. Ils levaient certains impôts sur la population et offraient à l’élite locale une sépulture de choix, au cœur de leur monastère. 

 

Aujourd’hui la collégiale est l’église paroissiale du village.

 

 

 


 

 

Le logis de Malet

 

 

 

Le logis de Malet est actuellement fermé après avoir abrité le musée archéologique. L’intérieur ne se visite malheureusement plus sauf à l'occasion d'expositions en été.                                                                                                                      Mais  l’extérieur offre des points de vue très différents que l’on apprécie selon que l’on est plutôt « Moyen Age » ou plutôt « Ancien Régime ».

 

Ceux qui ont l’âme médiévale resteront du côté des douves. Ils feront une pause sur le parvis de l’église au niveau du parapet qui surplombe les douves. Nulle part à Saint-Emilion n’a-t-on meilleure vue pour apprécier la hauteur et l’aspect général des fortifications. L’alignement des murailles offre un bel effet de perspective.

 

En continuant sur le talus, on se trouve face au logis et on peut apprécier la beauté du toit. « Il s’incline vers la profondeur des fossés voisins par une pente si vertigineuse qu’on se demande presque par quel prodige d’habileté on a pu réussir à placer ces tuiles si parfaitement alignées

 

Cette demeure appartenait à un riche propriétaire. On l’appelle le logis de Malet, du nom d’une ancienne famille noble de Saint-Emilion, les Malet Roquefort qui l’occupèrent à partir du XVIIIe siècle, bien qu’ils ne soient pas à l’origine de la construction. Certains descendants des Malet furent suffisamment proches du roi Louis XVI pour partager son carrosse, d’autres Malet périrent sous la Révolution française, d’autres encore embrassèrent la carrière militaire et plusieurs furent maires de Saint-Emilion, nommés par le roi Louis Philippe ou désignés par le suffrage. Aujourd’hui, cette famille est toujours présente à Saint-Emilion où elle produit ses vins et le Comte Léo de Malet Roquefort est propriétaire du Château la Gaffelière.

 


 

 

Les Cordeliers

 

 

 L’ordre des franciscains a été fondé sur l’initiative de Saint-François d’Assise au XIIIe. C’est un ordre concentré sur la prière, la prédication et la mendicité. Les Franciscains sont mieux connus dans la France médiévale sous le nom de «Cordeliers» en raison de la corde qui leur servait de ceinture.

 

L’arrivée des Cordeliers à Saint-Emilion remonte à la même époque que celle des Dominicains au début du XIIIe siècle, marquant ainsi l’apparition des ordres mendiants dans la région.

 

  Leur premier monastère, établi hors des murs de la ville, a souffert de la Guerre de Cent Ans opposants les rois de France à ceux d’Angleterre, également Ducs d’Aquitaine. Ce n’est qu’à la fin du XIVe, que les Cordeliers reçurent définitivement l’autorisation de bâtir leur nouveau couvent intra muros. L’ensemble était composé d’une église, d’un cloître, d’un jardin, d’un chai, d’un cuvier, d’une cave, d’une cour ainsi qu’un corps de logis.

 

La Révolution française expulsa les derniers religieux présents et le couvent fut vendu comme bien national en 1791 il était indiqué comme étant en mauvais état. En 2005, il a été classé monument historique.

 

 L’entrée de cet ancien monastère, conduit au cloître dont les ruines imposantes sont des plus remarquables : colonnes, chapiteaux, bases et socles sont monolithes.

 

 L’église à nef unique, donne un accès aux caves creusées dans la roche calcaire à 20 mètres de profondeur. Des visites de ces carrières sont proposées pour découvrir l’élaboration du fameux « crémant ». Tradition perpétuée depuis la fin du XIXe.

 

Accès aux caves uniquement en visites guidées d'avril à fin octobre.  . Cloître des Cordeliers -  2 bis rue de la porte Brunet -  Saint-Emilion - 05 57 24 42 13

 

 

 


 

La Tour du  Roy

 

 

Le «castel daou rey», signifiant la Tour du Roy, située à l’intérieur des remparts de la cité, est un gros donjon resté intact depuis sa construction au XIIIe siècle. Elle était utilisée à l’époque comme citadelle de défense communale jusqu’à la fin du XVIe siècle. Cette tour est le seul vestige du château de Saint-Émilion ou Château du Roy, c’est aussi le seul donjon roman encore intact en Gironde.

 

L’édifice repose sur un massif rocheux isolé de toutes parts et creusé de grottes naturelles et de carrières exploitées depuis le Moyen-âge. Du sol de la plus basse terrasse au sommet, on note une hauteur de 32m.  Cette tour quadrangulaire, de 9,50M de côté, est divisée en 3 niveaux. Les murs extérieurs ainsi que les angles du bâtiment sont parcourus de contreforts plats qui viennent renforcer l’édifice.

 

 Les historiens divergent sur sa construction 

 

:En 1224, Louis VIII dit le Lion conquit une partie de l'Aquitaine dont le Bordelais. Ses troupes occupaient Saint-Emilion et il aurait confirmé son intention d’y faire construire une fortification intra-muros.

 

  Certains textes indiquent que c'est Henri III Plantagenêt, roi d'Angleterre et Duc d'Aquitaine, qui en 1237, en ordonna la construction, lorsque Saint-Emilion tombe à nouveau sous le contrôle des anglais.

 

 Enfin ,certains spécialistes disent que cette tour a été réalisé mais plutôt grâce à la Jurade.

 

 Il n'y a pas d'édifices appelé hôtel de ville, or au XIIIe Saint-Emilion est la seconde cité du Bordelais ainsi cette tour a probablement eut la fonction d'hôtel de ville.

 

 La Jurade utilise d’ailleurs toujours cette tour aujourd’hui. Bien que cette dernière fut dissoute sous la Révolution française, elle fut recrée comme confrérie viticole en 1948.  Son objectif est d’assurer la promotion des vins de Saint-Emilion dans le monde.    Les jurats se réunissent en haut de la tour pour proclamer le Jugement du Vin Nouveau en juin et le Ban des Vendanges en septembre.

 

 Il est possible de gravir les 118 marches de cette tour afin d'accéder au toit-panorama qui offre une vue imprenable sur la cité.

 

 


 

La Grande Muraille

 

 La grande muraille est un vestige d’un immense monastère Dominicain du XIIe siècle.  

 

 Des questions politiques et militaires eurent raison de ce monument religieux.                                                                                            Aliénor d’Aquitaine pris en  second époux Henri Plantagenêt futur Roi d’Angleterre et lui donna ainsi le titre de Duc d’Aquitaine avec toute autorité d’un roi sur la région.                                                                                                                                                              Ce fut le début  de trois cent ans de tensions entre France et Angleterre. Les cent dernières années sont connues sous le nom de Guerre de Cent Ans (1337-1453).

 

 Au début de la Guerre de Cent Ans, les troupes françaises  trouvèrent refuge dans le monastère des Dominicains, position idéale, poste d’observation et  ligne de front de bonne qualité. Les Dominicains ne se sentant plus en sécurité, quittèrent leur grand monastère et s’installèrent intra muros. le monastère, quant à lui, fut volontairement détruit, ne laissant sur pied que cet élégant pan de mur.

 

 Cette majestueuse ruine est connue sous le nom de « Grande Muraille » depuis le XIXème siècle au moins.

 


 

Les lavoirs de la grande et petite fontaines

 

Ces bassins publics aménagés au XIXe siècle sont alimentés par la même source, que fit jaillir, selon la légende Émilion au VIIIe siècle dans l'Ermitage. Offrant un vrai spectacle pour tout le village, les lavandières venaient y laver leur linge ou plutôt le rincer.

 

La Fontaine du Roi, le plus grand des deux lavoirs et le seul couvert à l'époque, était réservé aux lavandières des quartiers riches, leur assurant ainsi un abri en cas d'intempéries.

 

La Fontaine de la Place, plus petit et sans toit à l'origine, était réservé aux buandières des quartiers populaires, évitant ainsi aux eaux de linge des deux quartiers de se mélanger.

 

Ces lavoirs constituent aujourd'hui une agréable halte fleurie et rafraîchissante au gré des ruelles de la ville basse.

 


 

 

 

Porte de la Cadène

 

Cette jolie maison à pan de bois du XVIe siècle est le seul vestige d'habitat médiéval de la cité. Quelques sculptures sont encore visibles pour ceux qui sauront ouvrir l'œil.

 

La porte de la Cadène (du latin "cadena", chaîne), seule porte intérieure de la cité aurait permis de séparer socialement la population entre ville haute (religieuse) et ville basse (laïque) grâce à une chaîne dont aucune trace visible sur l'édifice ne subsiste pourtant aujourd'hui.

 

D'un point de vue historique, son nom viendrait de l'un de ses propriétaires, Guillaume Renaud de la Cadène.

 


 

 

Les tertres

 

Un tertre est définit comme étant un monticule de terre, une butte. Il prend tout son sens à Saint-Emilion où le site est naturellement doté de pentes. Le village a en effet su s’adapter en modelant son relief avec des tertres désignant ces ruelles typiques de la cité, pentue et au pavage irrégulier. Quatre tertres permettent de relier les deux parties de la ville : la ville haute et la ville basse.

 

 Des petits galets du Tertre de la Cadène aux pierres du Tertre de la Tente et du Tertre de la Porte Saint Martin, les plus audacieux emprunteront le Tertre des Vaillants !

 

L’histoire de ses pierres : suite au mariage d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri Plantagenêt en 1152, la Guyenne passe sous domination anglaise et ce jusqu’à la fin de la Guerre de Cent Ans en 1453. Trois siècles de domination, pendant lesquels les rois d’Angleterre sont également ducs d’Aquitaine et exercent leur pouvoir sur notre région.

 

 Ces pavés nous viennent donc des anglais, qui à chacun de leurs voyages en bateaux en lestaient leurs cales et les remplissaient ensuite de barriques abritant un précieux breuvage pourpre : le vin.

 

 Les pierres ainsi laissées sur les berges de la Dordogne firent le bonheur des terrassiers.